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 Jane Evelyn Atwood

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dave59noir
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MessageSujet: Jane Evelyn Atwood   Jane Evelyn Atwood Icon_minitimeDim 8 Nov 2009 - 21:49

Jane Evelyn Atwood


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Née à New York et travaillant à Paris depuis 1971, Jane Evelyn Atwood figure parmi les principaux photographes de la scène internationale. Elle acquiert son premier appareil photo en 1976 et commence à photographier un groupe de prostituées d’une rue de Paris. C’est en partie la force de ces images qui lui valut d’obtenir le premier Prix de la Fondation W. Eugene Smith en 1980 pour un autre sujet qu’elle venait d’aborder : les enfants aveugles. Elle n’avait encore jamais publié de photo.Au cours des années suivantes, Jane Evelyn Atwood réalise plusieurs sujets choisis avec soin, parmi lesquels un reportage de dix-huit mois sur un régiment de la Légion étrangère, où elle suit les soldats à Beyrouth et au Tchad, une chronique de quatre mois et demi sur le premier malade du sida en France à se laisser photographier pour être publié dans la presse(Jane Evelyn Atwood l’a accompagné jusqu’à sa mort), et une étude de quatre ans sur les victimes de mines antipersonnel qui la conduit au Cambodge, en Angola, au Kosovo, au Mozambique et en Afghanistan, toujours avec le même regard personnel et engagé.L’œuvre de Jane Evelyn Atwood traduit une profonde intimité avec ses sujets pendant de longues périodes. Fascinée par les gens et par la notion d’exclusion, elle a réussi à pénétrer des mondes que la plupart d’entre nous ignorent ou décident d’ignorer. Elle limite ses reportages aux sujets qui la mobilisent, consacrant à chacun le temps nécessaire - parfois plusieurs années - pour le sonder au-delà des apparences. En 1989, elle entreprend de photographier les femmes incarcérées, parvenant à avoir accès à certains des pires centres pénitentiaires et prisons du monde, y compris aux quartiers des condamnées à mort. Ce travail monumental de dix années, portant sur quarante prisons dans neuf pays d’Europe de l’Ouest et de l’Est et aux États-Unis, reste jusqu’à aujourd’hui la référence photographique déterminante sur les femmes en prison. Il a fait l’objet d’un livre publié en anglais et en français, et continue d’être exposé dans le monde entier.Cette exploration en profondeur caractérise la démarche photographique de Jane Evelyn Atwood, mais elle a couvert aussi l’actualité, tels le tremblement de terre de Kobe en 1995,les attentats contre le World Trade Center du 11 septembre 2001 et la Convention démocrate de 2004.Jane Evelyn Atwood qualifie sa méthode de travail d’ « obsessionnelle ». Elle ne passe à un autre sujet que lorsqu’elle a le sentiment d’avoir pleinement compris celui qui l’absorbait et sa relation personnelle avec lui, et que ses images expriment cette compréhension.Jane Evelyn Atwood est l’auteur de neuf livres. De plus, son travail figure dans de nombreux ouvrages collectifs, allant de la série A Day in the Life à Pauvres de nous de Robert Delpire (PhotoPoche Société, Actes Sud), et il a été montré dans le monde entier dans des expositions personnelles ou collectives. Elle a travaillé pour (et a publié dans) LIFE Magazine, The New York Times Magazine, Stern, Géo, Paris Match, The Independant,Telegraph, Libération, VSD, Marie-Claire et Elle, entre autres. Elle a également effectué des missions pour des institutions, ministères et organisations humanitaires internationales,comme Médecins sans frontière, Handicap International et Action contre la faim.Les œuvres de Jane Evelyn Atwood sont présentes dans des collections publiques et privées et ont été récompensées par de nombreuses distinctions depuis le W. Eugene Smith Award en 1980, notamment le Grand Prix Paris Match du photojournalisme (1990), le Leica Oskar Barnack Award (1997) et un Alfred Eisenstaedt Award (1998). En 2005, Jane Evelyn Atwood s’est vue décerner le Charles Flint Kellogg Award in Arts and Letters du Bard College, rejoignant des lauréats aussi prestigieux qu’Edward Saïd, Isaac Bashevis Singer et E. L. Doctorow.



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